Samedi 1 Decembre 2007
"Prof' de collège"
Par Lunatique, Samedi 1 Decembre 2007 à 15:25 GMT+2 dans Juste pour dire...

Dans un cour, une formatrice nous a demandé quel métier nous n'aimerions pas faire. En un tour de table pas mal de réponses ont été donné ; notaire, huissier, dentiste, croque-mort, gynéco, pédicure... (non proctologue n'a pas été cité...).
J'ai répondu prof de collège.
C'est un métier que je détesterais faire.
Aujourd'hui, l'impression générale est que les adolescents n'ont plus aucun respect pour leur enseignants. D'ailleurs je ne crois pas que ce soit seulement une impression. Maintenant on considère que si c'est le bordel durant un cour c'est parce que le prof ne sait pas s'imposer. Là il y a confusion de métier non ? Il me semblait pourtant que le boulot d'un prof était d'enseigner. Ce n'est pas un maton. Que tu sois bardé de diplômes, y compris avec mentions, que tu sois sorti 1er de ta promo, pour enseigner dans un collège ça sert à rien. Ce ne sont pas des profs intellectuels qui sont requis, ni des passionnés avides de transmettre leur savoir... ce sont ceux qui peuvent encaisser, les charismatiques, bref, ceux qui savent s'imposer. Bien sûr il y a toujours des exceptions, peut être avez vous en mémoire un(e) prof n'ayant pas le profil de Schwarzenegger ni les cordes vocales d'un ténor, et qui pourtant savait obtenir le respect de ses élèves. Encore heureux ! Mais ils représentent une minorité.
J'ai eu des profs que l'on peut qualifier de... cons. Plutôt à mettre au féminin d'ailleurs, surtout quand je pense à une certaine personne qui rien qu'à l'évocation de son souvenir réussit à me... hmm je m'égare. Il y a quelque jours lors de la pause de midi, des personnes de ma promo discutaient lycées ZEP, Collèges, et bien évidemment professeurs. Une de ces personnes parlait d'un prof qu'elle avait eu au collège et qui apparemment sembler porter tout le temps les mêmes fringues. Sa classe à alors eu le bon goût de lancer de l'encre de stylo plume sur la chemise du prof en question chaque fois qu'il avait le dos tourné. J'ai trouvé ça nul comme comportement. Vraiment nul. Ce qui m'a un peu choqué et incité à écrire cette note, c'est que j'ai eu l'impression d'être la seule à avoir cet état d'esprit.
Un prof nous a un jour dit que pour enseigner dans un lycée ZEP il valait mieux prévoir son assurance vie. J'ai été dans un de ces lycées, et je sais très bien les histoires qui s'y sont déroulées. Pas toujours reluisantes même si en comparaison des années où mes frères y étaient ça me semble plus proche d'un lycée catho que d'un établissement près d'une cité. Au départ ça me semblait completement exagéré comme réfléxion. Maintenant je trouve qu'il y a un fond de vérité. Insolence, violences verbales, menaces, insultes, crachats, violences physiques, coups, agressions à main armée... sans compter les atteintes matérielles, les pneus crevés, les pares-brises explosés...
A cause d'une classe dans laquelle j'ai été, une prof que j'ai eu à changé d'établissement pour enseigner dans un lycée privé. Et pourtant je vous assure que la classe n'avait rien de particulièrement « animée » ! Non c'était « juste » des coups bas, des chuchotements bien distincts et désobligeants, une insolence pas véritablement dramatique mais tout de même pénible à répétition, et une fois des poissons retrouvés dans son casier. Je crois que ça à été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase comme on dit. Je ne portais pas cette prof dans mon cœur, je l'admet. Mais elle était jeune, elle débutait sûrement depuis peu dans le métier et elle était toujours hyper stressée... ça se voyait , elle faisait invariablement tomber quelque chose, à chaque cours. Je suppose qu'elle n'était pas rodée. Et c'est bien ça que je trouve triste. Désormais, pour enseigner il fait être capable d'avoir les nerfs qui vont avec. Sinon... m'est avis qu'on est foutu.









